L’art de couverture par IA ébranle même les best-sellers du NYT: le cas du dernier roman de Sarah J. Maas

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Un célèbre roman de fantasy a récemment fait parler de lui, non pas pour son contenu, mais pour la provenance de son illustration de couverture : une image générée par intelligence artificielle (IA). En effet, la dernière édition britannique du roman de Sarah J. Maas, « House of Earth and Blood », présente sur sa quatrième de couverture une mention attribuant l’illustration d’un loup à Adobe Stock. L’image correspond à celle créée par l’utilisateur Aperture Vintage et identifiée comme générée par IA sur le site d’Adobe.

 Un choix controversé

Cette décision a entraîné des critiques à l’encontre de l’auteure et de Bloomsbury Publishing, l’une des plus importantes maisons d’édition indépendantes au monde. Alors que des services d’images stock comme Getty Images ont interdit les illustrations générées par IA pour éviter les litiges sur les droits d’auteur, Adobe a ouvert sa plateforme Adobe Stock à l’IA, à condition que le contenu soit clairement étiqueté comme généré par l’IA.

Un terrain juridique incertain

Cependant, la question des droits d’auteur de l’IA reste un terrain juridique peu exploré. Les règles d’Adobe ne couvrent pas clairement toutes les problématiques soulevées par cette nouvelle pratique.

 Le cas de Bloomsbury Publishing

Bloomsbury, connue pour avoir publié la saga Harry Potter de J.K. Rowling, compte actuellement Sarah J. Maas parmi ses auteurs phares. Elle est reconnue pour ses séries de fantasy pour jeunes adultes, qui ont connu un grand succès. Aucune réponse n’a été obtenue de la part de l’éditeur, de l’auteure, d’Adobe ou d’Aperture Vintage concernant ce sujet.

 Inquiétude croissante des artistes

L’utilisation d’une image d’Adobe Stock générée par IA par Bloomsbury a renforcé les inquiétudes des artistes quant à la possibilité d’être remplacés par des générateurs d’images basés sur du texte. Des accusations similaires ont été portées contre d’autres éditeurs utilisant des œuvres d’art générées par l’IA.

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 Adobe et la question du droit d’auteur

Adobe a lancé son propre générateur d’images par IA, Firefly, qui, selon l’entreprise, n’est formé que sur des contenus sous licence ou libres de droits. Cependant, ces garanties ne s’appliquent pas aux images trouvées dans Adobe Stock, ce qui soulève des questions sur l’éventuelle utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur pour entraîner le générateur d’images.

 L’art généré par l’IA : une question éthique ?

Le recours à l’IA pour la création d’œuvres d’art soulève des questions éthiques, certains artistes estimant que cela peut permettre de tirer profit du travail des artistes humains. Il n’est pas clair si Adobe vérifie les images pour garantir leur conformité avec ses règles sur le droit d’auteur, ou si l’entreprise se décharge de ses responsabilités légales sur les créateurs.

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